Saint-Sauveur

Les « Cabanes » de Saint-Sauveur

Dans son roman «Au pied de la pente douce», Roger Lemelin décrit le quartier Saint-Sauveur comme une enclave habitée par une population ouvrière dont le statut social est homogène. À travers les yeux et la voix de son héros, le jeune Denis Boucher, le romancier nous fait découvrir la vie quotidienne d’un « village urbain » des années 1940. Aujourd’hui, se promener dans Saint-Sauveur, c’est un peu remonter dans le temps. Il est surprenant de constater jusqu’à quel point son visage a peu changé depuis le début du siècle. Tout est imprégné de l’atmosphère d’une époque révolue. Ce n’est qu’en 1889 que Saint-Sauveur fait partie de Québec. La vocation de ce quartier sera avant tout résidentielle pour une population surtout ouvrière.

C’est donc l’architecture résidentielle qui domine à Saint-Sauveur. Une architecture simple et pratique qui va des modestes maisons de brique aux toits mansardés des années 1880, aux habitations à logements multiples du XXe siècle en passant par les immeubles à deux ou trois logements de la fin du siècle dernier.

Suivons notre guide, Louis Fortier, qui nous conduira dans les rues Sainte-Thérèse, Saint-Vallier, Marie de l’Incarnation…

Et, dans le nimbe de la poésie, les formes sont parfaitement structurées. Dans des rythmes réguliers, avec beaucoup d’acuité dans le dessin, Fortier force notre émotion dans la pureté des formes, la juste expression de l’espace et de la lumière. La modulation des tons dans la régularité des rythmes verticaux et horizontaux sont les fruits de lentes et patientes progressions. Il évolue avec beaucoup de facilité, dans des perspectives pourtant imprévues, dans des profondeurs délicates baignées de rêve et d’imagination.

-Texte de Irénée Lemieux-

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